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Tiré du site lucielebens.fr Little Richard, de son vrai nom Richard Wayne Penniman, est né le 5 décembre 1935 à Macon en Géorgie. Richard grandit au sein d’une famille de douze enfants dans des conditions de vie précaires. Son père, pasteur, lui fait découvrir le Gospel, qui fut sa première influence musicale. Richard avec les quelques cents qu'il gagne en chantant du gospel, se paie des cours de piano: son professeur, Esquerita (qui a enregistré pour Capitol des années plus tard) révèle un talent jusque là caché. A l'age de 13 ans, ses parents l'obligent à quitter la maison familiale à cause de ses tendances homosexuelles. Richard commence à chanter dans les clubs afin de vivre. Sa première apparition professionnelle à lieu au Tick Tock Club de Macon. En 1951, il se présente à un concours régional organisé par la station de radio d'Atlanta "WGST", il remporte le premier prix, qui est en réalité un contrat d'enregistrement chez RCA/Victor. Il grave alors ses premiers titres très Bluesy, "Every Hour","Get Rich Quick" et "Ain't Nothin' Happening", sous la direction de Buck Ram (manager des Platers). |
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Le succès n'est malheureusement pas au rendez-vous ainsi que pour "Rice", "Red Beans and Turnip Greens", et "Fool At The Wheel", morceaux enregistrés un peu plus tard en 1954 pour la maison de disque Peacock. En 1955, encouragé par Lloyd Price, Richard décide d'envoyer une maquette à la maison de disque Specialty. Il est immédiatement repéré par Bumps Blackwell, qui rachète son contrat à Peacock pour 600 dollars... Il lui fait enregistrer le 14 septembre 1955 le tube "Tutti Frutti" (alors oui, on respire : Wop bop a loo bop a lop bam boom !). La firme recherchait en effet un chanteur capable de rivaliser avec Ray Charles, qui venait de se révéler au grand public avec "I Got a Woman". Little Richard dira ironiquement que "le Rock'n'Roll est né ce jour là". Suivent des hits comme "Rip it up", "Ready Teddy", "Jenny Jenny", "Keep a Knockin'", "Good Golly Miss Molly","True Fine Mama"…Il participe également à des films mythiques comme "Don't Knock the Rock" avec Bill Haley, "The Girl Can't Help It" avec Gene Vincent et Eddie Cochran et "Mr. Rock And Roll" avec Chuck Berry. Tous ces succès le déstabilisent, en 1957, Little Richard décide lors d’une tournée australienne, de mettre un terme à sa carrière et de se consacrer à la religion. Selon la légende (qui est probablement vraie), Il jette 8000 dollars de bagues dans le port de Sydney et fait vœu de ne plus chanter de Rock’n’Roll. (Rappelons qu’à cet époque le Rock était diabolisé…) Il retourne en Alabama, à Huntsville étudier la religion. Il sortira dans cette période dans l'anonymat le plus complet, un 45 tours avec les Upsetters. En 1960, Richard réenregistre officiellement, mais des gospels (notamment un album de gospel avec Sister Rosetta Tharpe). Un an plus tard, Count Basie en personne est chargé de l'arrangement d'un de ses albums. Deux ans après, il reprend le Rock ‘n’Roll et fait une tournée en Angleterre. Là bas, il fait les premières partie des Beatles et des Rolling Stones, groupes qu’il avait influencé. Il enregistre en 1965 la chanson "I Don't Know What You've Got But It's Got Me" avec un dénommé Jimi Hendrix, alors inconnu du grand public. 1969 sera l’année du retour. A la suite de triomphes remportés sur scène à Central Park, au Madison Square Garden de New York, et au Festival Pop de Vancouver, il reçoit plusieurs offres de firmes comme Apple et Reprise. Il opte pour cette dernière. En 1970, le revival du Rock'n'Roll lui permet d'avoir à nouveau beaucoup de succès, dont l'album "King Of Rock'N'Roll". Il enregistre avec Delaney & Bonnie et Canned Heat. Il a toujours des légions d'admirateurs, en particulier en Angleterre |
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Déjà presque oublié, Little Richard tente un come-back en 1970, avec deux petits succès, "Freedom Blues" et "Greenwood Mississippi", puis retourne à la religion en 1976. Août 1972 sera marqué par le concert de Rock Revival à Londres, quatre légendes du Rock'n'Roll sont là devant plus de 50.000 personnes: Bill Haley, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis et Little Richard. Suivront une multitude de tournées. En 1979, William Klein, un photographe, produit un film "Little Richard Story" à l'aide d'interviews et de documents. Suivra en 1984 un autre documentaire "The Life And Times Of Little Richard" qui le remettra sur le devant de la scène. En 1985, il fait une apparition dans le film "Down and Out in Beverly Hills" où il chante "Great Gosh A Mighty". L’année suivante, il rentre au Rock'n' Roll of Fame. |
En 1990, il obtient son étoile sur le "Walk of Fame" d'Hollywood. Trois ans plus tard, il reçoit une récompense pour l'ensemble de sa carrière par l'Académie Nationale des Arts Musicaux, un an après, il reçoit un prix de la Fondation Rythm & Blues et quatre ans après, "l'Award of Merit" aux American Music Awards.
Little Richard a possédé une influence musicale considérable sur tous les chanteurs et les groupes de Rock, comme les Beatles, les Rolling Stones, Otis Redding, Jimi Hendrix…Little Richard possède aussi un grand art de la provocation, ses costumes sont souvent en satin rose (ou bleu ciel), ses yeux sont maquillés… (James Brown reprendra d'ailleurs certaines parties de son style égocentrique). Son jeu de scène est aussi impressionnant, celui-ci à l'habitude de "marteler" son piano avec ses pieds…Il est l'antithèse de l'artiste gentillet américain. C'est l'un des premiers artistes noirs à avoir conquérit le public blanc, ce qui n'était pas chose facile à

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