La négritude et la créolité

Publié le par Tawayo

Source : ecrit.creole.free.fr


Voir aussi sur ce blog :
  • Aimé Césaire
  • Leopold Sédar Senghor
  • Frantz Fanon


La négritude

Ce mouvement est né de la rencontre entre Aimé Césaire et Senghor, aidé du poète guyanais Léon-Gontran Damas.
Les pensées de ces trois hommes se trouvent au carrefour de trois influences :

Ils affirment haut et fort la grandeur de l'histoire et de la civilisation noire face au monde occidental qui les avait jusque là dévalorisées.
Ils se refusent l'existence d'une essence noire mais veulent faire de leur identité nègre et de l'ensemble des valeurs culturelles du monde noir, une source de fierté.
Pour Césaire, il s'agit de bâtir une nation et de fédérer un peuple, en rompant un silence collectif.
Dans ses écrits, il aborde le thème du héros noir, du colonialisme, de l'émancipation, de la révolution, de l'Afrique et de la tyrannie.
Aujourd'hui des écrivains tel que Daniel Maximin, ou le poète et romancier Bertène Juminer ainsi que Xavier Orville romanciers latino-américains influencé par le surréalisme, sont é galement dans le sillage littéraire de
Césaire.
Parmis les détracteurs de la Négritude, Frantz Fanon considère le concept trop réducteur.
Dans son essai "Peau noire, masque blanc ", paru au début des années 50, il étudie les conséquences humaines du colonialisme et du racisme. Il fait le portrait de l'homme noir antillais, victime des préjugés de couleur et des complexes d'infériorité qu'il a intériorisé.
Selon lui, "Les Antillais sont, après la grande erreur blanche, en train de vivre le grand mirage noir".

La créolité

Ce mouvement littéraire est apparu à la fin des années 80. Son fondement conceptuel repose sur un manifeste : "l'éloge de la Créolité" écrit par J.Barnabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant.
Il s'agit de poursuivre par le biais de l'écriture et du langage, la recherche identitaire entamée par la Négritude et l'Antillanité. La démarche intègre l'histoire des Antilles et l'imbrication des différents peuples qui sont arrivés, volontairement ou pas.
La Créolité rejette l'unicité, l'universel, la pureté et la transparence. Elle prône la diversité.
P.Chamoiseau par exemple, s'oppose autant à l'assimilation du noir dans la culture du blanc qu'à la Négritude qu'il soupçonne d'appartenir à un passé à jamais révolu.
Il proclame sa part de nègre tout en faisant l'éloge du métissage culturel.
Gisèle Pineau, proche du mouvement, impose son style et son regard sur la condition de la femme antillaise.

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